47ème Congrès annuel de la Société Européenne de Radio-Pédiatrie
Le congrès médical de l’European Society of Paediatric Radiology (ESPR) s'est déroulé à Bordeaux, au Palais des Congrès du Lac, du 7 au 11 juin 2010. Cette 47e édition a rassemblé sur cinq jours 500 spécialistes de l’imagerie de l’enfant, principalement européens (300) mais également des autres continents, en particulier d’Amérique du Nord.
La France n’accueille ce congrès que tous les 10 ans en moyenne. Lors des précédentes éditions françaises, ces congrès se sont toujours tenus à Paris, la dernière fois en 2001. Les villes qui succéderont à Bordeaux sont Londres, Athènes et Budapest. C’est donc un véritable honneur d’avoir obtenu que Bordeaux devienne ville organisatrice, sous la direction de Jean-François Chateil, professeur au CHU de Bordeaux et actuel président élu de L’ESPR. Ce choix a reçu un accueil favorable au sein de la communauté radiopédiatrique mondiale, dont témoigne le nombre de communications scientifiques soumises, actuel record pour l’ESPR. Cette reconnaissance est en synergie avec le haut niveau des équipes d’imagerie médicale travaillant au sein du CHU et de l’Université de Bordeaux 2, qui vont créer, avec l’aide des instances régionales, un Institut de bio-imagerie pour promouvoir la recherche scientifique dans ce domaine.
Les conférences avaient cette année pour thème : les avancées du diagnostic anténatal, l’apport des dernières techniques d’IRM à haut champ, l’imagerie moléculaire, la fédération de projets de recherche multicentriques. Des groupes de travail spécifiques ont tenu des réunions spécialisées pour rendre compte de leurs travaux devant l’ensemble des congressistes. Les préoccupations concernant la limitation de l’exposition aux rayons X des petits patients étaient également au cœur des débats, en optimisant les examens fait en scanner, ou en proposant des méthodes alternatives, grâce à l’échographie et à l’IRM, mais aussi aux nouvelles technologies radiographiques « basse doses », faisant appel aux capteurs plans et au système EOS, développé par une société française, à la suite des travaux de G. Charpak, récompensé par un prix Nobel.



